Alumni Spirit | Le goût du défi

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Joseph-Olivier BILEY, alumni INSEEC

portrait

Née en France,Mathilde Noble a grandi au Mexique, étudié aux Etats-Unis et réside désormais en Suède. Alors que beaucoup de ses collègues la surnomment encore « la française », elle est surtout une citoyenne du monde qui n’a de cesse de vouloir enrichir sa multiculturalité. Aujourd’hui, en tant que senior project manager au sein de l’entreprise de streaming musical Spotify, elle s’épanouit en relevant tous les challenges avec beaucoup d’agilité.

Repousser les frontières

Après un baccalauréat scientifique obtenu au Mexique, Mathilde Noble pose à nouveau ses valises en France et s’engage dans une classe préparatoire « Lettres et Sciences sociales » à l’Institution des Chartreux. Elle décide ensuite de s’orienter vers une école de commerce et participe au programme Atlantis proposé par le BBA INSEEC. Elle obtient ainsi un triple diplôme : un BBA à l’INSEEC de Lyon en France, un BBA à l’université de Linköping en Suède et un Master of Science spécialisé en technologies de l’information à l’université DePaul aux Etats-Unis.

Un parcours à l’international qui offre la possibilité à des étudiants d’horizons et de points de vue différents de travailler conjointement mais également de se construire en tant que personne :

« C’était une expérience incroyable, qui m’a permis de repousser mes limites et de mettre un pied dans le monde de la tech. Lorsque je me suis envolée pour les États-Unis, par exemple, je n’avais jamais été confrontée aux sciences dures mais j’avais envie de relever tous les défis », se souvient-elle.

Une femme dans un monde d’homme

Lorsqu’elle a débuté sa carrière en Suède chez Klarna, Mathilde Noble était la plus jeune, mais aussi la seule femme de son équipe. Ce ne fut pas un souci pour la pétillante jeune femme adepte du knowledge management, qui a très vite pu abattre ses meilleures cartes : facilité à communiquer avec les autres, capacité d’adaptation et amélioration continue.

Persévérante et audacieuse, Mathilde Noble envisage, un jour, de partir à l’assaut d’une FAANG (acronyme de Facebook, Amazon, Apple, Netflix et Google) en tant que program manager, ou de lancer une offensive à l’industrie de la fast fashion afin de changer le monde depuis l’intérieur.

« Walking the agile slackline »

Si elle avait évolué dans le monde du cirque, Mathilde Noble aurait très bien pu enfiler le costume de Madame Loyal. Mais, chez Spotify, elle n’a pas besoin de la traditionnelle veste à queue de pie rouge pour animer la piste. Un peu funambule, elle organise et conduit les différentes phases des projets dont elle a la charge, gère les intervenants et s’assure du respect des délais. Mathilde Noble est une sorte de chef d’orchestre, rompue aux méthodes agiles, qui met à profit ses qualités managériales tout en jonglant avec les difficultés.

En tant que professionnelle de la gestion de projet, Mathilde Noble va poser un cadre et faire en sorte que chaque individu puisse dérouler sa partition en toute confiance. Chaque membre de l’équipe va ainsi contribuer, en jouant de son instrument, à construire une œuvre collective.

En fonction des contextes et des objectifs à atteindre, Mathilde Noble adapte ses postures, s’appuie sur des outils d’intelligence collective et crée des ateliers pour que chacun puisse se révéler.

La culture de la sincérité

Entre réactivité et proactivité, Mathilde Noble aime le fait de travailler pour des entreprises qui ne sont pas figées dans leurs processus : capables de s’adapter rapidement aux changements et aux nouvelles tendances. Alors, lorsqu’elle est à la barre du navire NWOW*, elle place l’humain au cœur de l’organisation du travail, en lui donnant confiance et responsabilité. C’est ainsi qu’elle coordonne les équipages lors des changements de caps, et permet à ses collaborateurs de faire preuve d’agilité dans la tempête.

Rien d’étonnant alors si sur sa table de chevet on retrouve le livre Radical Candore de Kim Scott, qui explique que l’on peut être un leader puissant et faire preuve d’humanité. L’objectif de tout bon manager devrait être de créer le meilleur environnement possible pour permettre à chaque employé d’être lui-même, avec sa personnalité, ses défauts et surtout ses émotions.

*New Ways Of Working

Un mental d’acier

Mathilde Noble considère que l’on ne peut pas savourer le succès sans avoir préalablement goûté à l’échec. Finalement, ce sont les erreurs et les éventuelles frustrations qui nous guident sur la voie du progrès, en nous obligeant à penser et à voir les choses autrement.

« Lorsque j’étais étudiante, je n’avais pas peur de poser des questions ou d’avouer que je n’avais pas compris. C’est, selon moi, le meilleur moyen de progresser. Avec le recul, je suis assez fière d’avoir été à l’aise dans cette position de vulnérabilité », confie-t-elle.

Mathilde Noble adore repousser sa zone de confort, et ce, dans tous les domaines. Alors qu’elle déteste cuisiner, elle est capable de prendre possession de sa cuisine pour pâtisser des jours durant et aboutir à la recette parfaite.

Se sentir vivante

Repousser nos limites nous fait évoluer, Mathilde Noble l’a bien compris. Cela lui permet de faire de nouvelles expériences et de découvrir des qualités et des ressources dont elle ignorait souvent l’existence.

Et, lorsqu’elle n’est pas en train de se lancer de nouveaux défis, Mathilde Noble fait appel à sa petite voix créative en lisant ou en écrivant des poèmes. A la manière de Proust, elle n’hésite pas à plonger dans ses souvenirs. C’est ainsi qu’elle se ressource, à la nuit tombée, sur le sable frais des plages d’Ixtapa au Mexique au doux bruit du clapotis de l’eau. Un moment d’évasion avant de retrouver une vie de challenges !

Son conseil : « Faites parler de vous ! »

« Quelle que soit votre expérience, il est essentiel de donner la meilleure image de vous-même et de faire savoir aux gens autour de vous qui vous êtes ! », explique-t-elle.

En effet, lorsqu’elle a débuté en tant que Business Analyst chez Klarna, Mathilde Noble n’avait pas d’idée précise sur la construction d’une carrière professionnelle. Elle connaissait les traditions, et pensait qu’elle allait devoir exercer la même fonction au sein de la même entreprise durant toute sa vie. Pourtant, elle a rapidement évolué et pu faire ses preuves à des postes d’ingénieure et de manager.

« Lorsque vous faites preuve d’honnêteté et que vous partagez avec les autres qui vous êtes réellement et quelles sont vos envies, ils se souviendront de vous lorsqu’une opportunité se présentera. Car, finalement, ce qui compte vraiment ce n’est pas qui on connaît, mais plutôt ce que les autres savent de nous », confie-t-elle.

« Lorsque j’étais étudiante, je n’avais pas peur de poser des questions ou d’avouer que je n’avais pas compris. C’est, selon moi, le meilleur moyen de progresser. Avec le recul, je suis assez fière d’avoir été à l’aise dans cette position de vulnérabilité », confie-t-elle.

‘Mathilde NOBLE’

‘ALUMNI INSEEC’

Mis à jour le 26 septembre 2022