Alumni Spirit | L’art de créer des liens

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Joseph-Olivier BILEY, alumni INSEEC

portrait

Jeune, Justine Zamataro avait déjà son plan de carrière : un métier avec une grande part de relationnel, dans la communication, lié à la presse et aux magazines. Sans oublier le plus important, un métier qui la passionne! Ce dream job, elle l’a trouvé chez Clarins, où elle est aujourd’hui Public Relations & Communication Manager pour le marché Suisse. Malgré plusieurs défis, Justine a réussi à atteindre son objectif avec brio.

S’approcher de son rêve

Avant d’entrer chez CREA Genève pour son master en marketing du luxe, Justine a ouvert les portes de quelques écoles afin de peaufiner son projet. Après une maturité gymnasiale en économie et droit obtenue avec succès, la jeune étudiante effectue une première année à l’université, en sociologie et sciences de la communication.

Un choix logique pour débuter une carrière dans les relations presse, commente Justine. Malgré mes efforts, j’ai raté les examens du deuxième semestre. Le premier échec scolaire de ma vie ! J’ai remis toutes mes études en question”.

Par la suite, Justine part plusieurs mois à Berlin pour apprendre l’allemand, avant de retourner à Neuchâtel pour obtenir un certificat cantonal d’assistante de gestion. Après 6 mois de théorie, elle effectue son stage de fin d’année dans une agence événementielle genevoise : Vitalis Events. Ravie de son travail de coordinatrice d’événements, la société lui propose de l’embaucher.

Justine accepte, mais en s’orientant vers une formation en alternance, pour ne pas abandonner ses études. C’est ainsi qu’elle entre à l’école de tourisme IST, pour un diplôme en marketing touristique. Pendant 3 ans, l’étudiante alterne entre travail à 80% et cours du soir ! Malgré le rythme conséquent, elle se classe parmi les premiers de sa promotion.

Si Justine se plaît chez Vitalis, leur spécialisation dans le secteur de la pharmaceutique ne la passionne pas autant qu’elle le voudrait. Il me manquait le feu d’artifice de l’industrie, explique t-elle. Je viens de Neuchâtel, le berceau de l’horlogerie suisse. Je me suis dit : je veux faire la même chose, dans l’industrie horlogère. Je me suis vite aperçue que c’était un milieu très fermé, alors j’ai commencé par travailler chez la start-up findme.jobs, liée au secteur horloger. Un premier pas !

CREA ou rien

A la fin de ses études à l’IST, Justine n’a aucun doute sur l’école qu’elle veut rejoindre. “Je voulais absolument entrer chez CREA. Aucune autre école ne m’intéressait. J’avais tellement peur qu’il n’y ait pas assez de place que j’ai pris rendez-vous en 2015 avec le directeur de master Alexandre Wehrlin, alors que je n’ai intégré l’école qu’en 2017”, se souvient-elle.

Justine rejoint le master en marketing du luxe de CREA Genève, pour se spécialiser dans le secteur qu’elle préfère : l’horlogerie, la joaillerie, les belles maisons de luxe ! Elle trouve son “dream job” chez le détaillant horloger de luxe Bucherer, où elle se charge du marketing et des relations presse pour la boutique de Genève.

Tout lui plaît dans cette école : les cours, les professeurs, les projets concrets, l’ambiance de la promotion, les rencontres, les voyages. Car oui, de nombreux voyages dans des maisons de luxe sont organisés ! Justine se souvient notamment de la visite de la manufacture de chaussures de luxe Fratelli Rossetti, à Milan.

Accéder aux coulisses de cette manufacture et voir les artisans travailler m’a émerveillée. C’est là qu’on découvre ce que signifie vraiment le luxe”, précise-t-elle.

Sans surprise, Justine termine major de promotion. Un de ses livres favoris est d’ailleurs celui qu’elle a reçu à sa cérémonie de master, offert en récompense de ses notes : Factfulness. Selon elle, tout le monde devrait lire ce livre !

Rendre la vie plus belle

A l’obtention de son master, la jeune diplômée décide de quitter Bucherer pour s’installer à Londres. C’était sans compter le Covid19, qui bouleverse ses plans et l’oblige à rester en Suisse.

Comme un signe du destin, elle trouve son second dream job : Public Relations Manager chez Clarins. Son rôle consiste à créer du lien avec la presse suisse pour mettre en avant la marque, gérer des événements, des campagnes digitales, les relations influenceurs, le sponsoring, etc. Un métier vaste, mais rempli de challenges !

Depuis un an, elle a été promue Public Relations & Communication Manager, ce qui lui donne plus de responsabilités. En plus de la communication de Clarins, elle travaille également sur la nouvelle marque du groupe, myBlend, qui mêle skincare, compléments alimentaires et technologie via un masque LED, pour un écosystème beauté personnalisé qui stimule les mécanismes naturels.

L’influence au service du luxe

Au sein de son poste chez Bucherer, Justine fait découvrir à son équipe le marketing d’influence, encore peu développé dans les maisons de luxe. Une nouvelle façon de faire des relations publiques ! Une innovation qu’elle apporte également chez Clarins, dès sa prise de poste.

Ce que j’adore dans l’influence marketing, c’est l’univers des créateurs de contenu, explique Justine. Chaque personne inspire d’une manière différente. J’aime aussi l’intégrer dans la stratégie des marques, car il faut créer des collaborations qui ont du sens et qui créent de la désirabilité pour la maison. Grâce au marketing d’influence, on fait des influenceurs nos ambassadeurs. Le but est que leur communauté ait un déclic lorsqu’ils pensent à la marque, qu’ils se disent immédiatement qu’ils vont aller là s’ils veulent un produit. C’est ce que permet l’influence”.

La différence dans le secteur du luxe, c’est que l’influenceur doit incarner et respecter les valeurs de la marque sans la dénaturer, tout en restant authentique. La collaboration nécessite ainsi beaucoup d’écoute, de diplomatie et une vraie création de lien.

Le secret est de collaborer avec plusieurs types d’influenceurs (nano, micro et macro), tout en priorisant l’authenticité des profils et la provenance des followers.

Créer des liens qui ont du sens

C’est le super pouvoir de Justine. La création de liens. Prendre soin de son réseau professionnel et personnel. « Ça prend beaucoup de temps, mais c’est essentiel. Quand je dis créer des liens, ce n’est pas du tout dans un sens calculateur, précise t-elle. Je veux créer du lien qui fait sens, du lien authentique. C’est une vraie valeur ajoutée dans mon métier, car les relations publics c’est avant tout établir des relations, des contacts. Je m’intéresse tellement à la personne que bien souvent, elle devient une amie, je m’y attache. Pour le travail j’essaie toutefois de faire la part des choses, pour ne pas être déçue si la relation devait mal se passer, mais les connexions que j’établis sont très fortes”.

I have a dream

Si vous avez un rêve, ne le lâchez pas.

Si vous avez une passion, battez-vous pour elle.

Il y aura des moments difficiles mais si on s’accroche, si on en a envie, on y arrive.

Voilà ce que Justine aimerait faire passer comme message aux étudiants de CREA, mais qui s’applique à tous.

“A la fin de ma vie, j’aimerais avoir montré que c’est possible de réussir en tant que femme sans forcément devoir mettre des bâtons dans les roues ou faire des mauvais coups. Je veux prouver qu’on peut réussir en restant authentique, empathique et fidèle à ses valeurs.”

Je voulais absolument entrer chez CREA. Aucune autre école ne m’intéressait. J’avais tellement peur qu’il n’y ait pas assez de place que j’ai pris rendez-vous en 2015 avec le directeur de master Alexandre Wehrlin, alors que je n’ai intégré l’école qu’en 2017

‘Justine ZAMATARO’

‘ALUMNA CREA’

Mis à jour le 3 novembre 2022